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28 novembre 2015

Séance dédicace de 10h à 16h avec Geoffroy Delorme autour de son livre « Dans l’intimité des chevreuil »

 

couverture livre recto hd

 

Geoffroy Delorme

Depuis plusieurs années, Geoffroy Delorme vit dans l’intimité des chevreuils. Malicieux et joueurs, assoupis à l’ombre des arbres ou cheminant et jouant sous les bois, les chevreuils dévoilent leurs innombrables facettes sous le regard attendri du photographe.
Découvrez l’histoire peu commune d’un homme, parti à la rencontre des chevreuils dans cet ouvrage qui rassemble une sélection de photographies et de textes écrits par l’auteur, qui relate ce qu’il vit avec ses protégés.

EXTRAIT :

 

« Daguet est l’un des premiers chevreuils à m’avoir fait confiance, c’est le frère de Fougère et son caractère est plutôt princier. Il aime se promener tête haute comme s’il était le maître des lieux mais il fuit dès qu’un chevreuil plus fort que lui le toise d’un air bagarreur lors de la délimitation des territoires.

Quand je veux le photographier, il se prête aisément au jeu. Il va même parfois jusqu’à se placer devant l’objectif même quand je n’ai pas l’intention de le prendre en photo.

Daguet m’a montré comment vivre en forêt. Il m’a appris ce que l’on peut manger et où le trouver. Il m’a fait découvrir le monde des chevreuils, leur vision de la forêt et comment ils la sillonnent. Grâce à lui, j’ai pu m’intégrer dans leur groupe et me faire ainsi beaucoup d’amis. Sans lui, je crois que j’aurais été perdu. Il a été mon passeport pour l’aventure et je l’en remercie beaucoup.

Il est très joueur et adore s’amuser avec moi. Notre jeu préféré est que l’un arrive sans bruit derrière l’autre pour le surprendre : s’il me voit dans la forêt et que je n’ai pas remarqué sa présence, il s’approche tout doucement vers moi et là, à quelques centimètres de moi, il aboie pour me faire peur et, de plaisir, il sautille sur place. En revanche, quand c’est moi qui l’ai vu sans qu’il me remarque, j’avance vers lui par derrière et lui saisis la croupe entre mes mains pour qu’il sursaute ; il en est tout excité, un vrai gosse !

Je me souviens d’une méprise un jour où je le cherchais : je marchais sur un chemin quand j’aperçus la silhouette d’un chevreuil ressemblant à s’y méprendre à celle de Daguet. Je m’approchai sans faire de bruit derrière lui et voyant qu’il ne bougeait pas et ne se retournait pas, j’agrippai sa croupe à deux mains. Le souci est que je m’étais trompé de chevreuil. Il a bien sursauté comme je l’attendais mais il a aboyé d’une telle façon que ce ne pouvait pas être Daguet. En fait il s’agissait de Sipointe qui s’est retourné vers moi, d’un air de dire : « Non mais ça va pas la tête ? »

Il faut dire qu’ils se ressemblent tellement tous les deux et, comme ils me font tous deux confiance, Sipointe n’aurait pas eu de raison de partir en courant.

Daguet et Sipointe réagissent différemment aux jeux, ils n’ont pas la même façon d’apprécier les choses… »